Après un premier teaser plutôt bancal dévoilé fin 2025, Paramount remet les gants et revient à la charge avec une nouvelle bande-annonce de Street Fighter, présentée à CinemaCon. Et le ton est clair dès les premières secondes : c’est volontairement “goofy as hell”, avec une ambiance résolument camp assumée, jusque dans le choix musical, le très memeable “What’s Up?” de 4 Non Blondes, qui donne au montage une énergie presque parodique, mais étonnamment efficace.
Ce second trailer promet surtout une avalanche d’affrontements entre versions live-action des World Warriors. Akuma, Dhalsim, Cammy, Vega : la galerie de combattants pioche dans Street Fighter I et II, tout en allant chercher des éléments du côté de Street Fighter Alpha. Le casting mélange donc icônes ultra-populaires et figures plus “fan service”, et mise sur la reconnaissance immédiate : poses, styles de combat, et “supers” semblent pensés pour provoquer ce petit déclic nostalgique chez ceux qui ont grandi entre bornes d’arcade et consoles de salon.
L’autre marqueur fort, c’est l’orientation “retour aux années 90”. Entre le cadre temporel, l’esthétique, et l’intention affichée de recréer des souvenirs de jeunesse “en vrai”, le film veut clairement jouer la carte de la madeleine geek. La promesse implicite : transformer les moments mythiques de la licence en scènes spectaculaires, avec une surenchère chorégraphiée qui rappelle autant l’esprit arcade que les exagérations assumées du jeu.
Derrière ce défilé de coups spéciaux, le cœur de l’histoire semble cependant se concentrer sur Ryu (Andrew Koji) et Ken Masters (Noah Centineo), entraînés dans le tournoi à la demande de Chun-Li (Callina Liang). Une conspiration serait au centre de la compétition, menée par M. Bison (David Dastmalchian), que les deux rivaux devront dévoiler tout en s’affrontant et en encaissant face aux autres participants. Aux côtés du trio principal, on retrouve aussi Eric Andre, Orville Peck et Cody Rhodes. Street Fighter sortira au cinéma le 16 octobre.

