Dans une dynamique qui surprend encore une partie de la communauté, PlayStation engrange des résultats monumentaux grâce à l’arrivée progressive de ses exclusivités sur PC. Un rapport récent publié le 21 novembre par Alinea Analytics affirme que Sony aurait récolté plus de 1,5 milliard de dollars via Steam, pour un bénéfice net estimé à 1,2 milliard, une performance portée notamment par le carton monumental de Helldivers 2, qui a généré à lui seul 400 millions de dollars après un lancement fulgurant ayant dépassé les 12 millions d’exemplaires vendus en seulement 12 semaines. Cette orientation multiplateforme, bien qu’encore mesurée, montre que Sony mise sur la complémentarité PS5/PC pour étendre son audience sans sacrifier l’identité PlayStation.

Cependant, le succès n’est pas uniquement l’apanage des jeux live-service. Sur Steam, les titres solo Horizon Zero Dawn, God of War, Days Gone et Spider-Man composent le reste du top PlayStation, montrant que le public PC est fortement réceptif aux aventures narratives autrefois exclusives. En parallèle, Microsoft prouve que cette stratégie peut fonctionner dans les deux sens : Forza Horizon 5 a généré 100 millions de dollars rien que sur PS5, et fin 2024, les joueurs PlayStation représentaient 64 % des dépenses mondiales sur les jeux Xbox publiés. Dans un contexte où les ventes de consoles stagnent, l’ouverture multiplateforme devient un terrain fertile pour les deux géants.

Pourtant, malgré ce bilan impressionnant, des rumeurs indiquent que Sony pourrait ralentir la cadence concernant les portages PC de ses grandes licences solo. Le rapport souligne que les suites vendent sensiblement moins : God of War Ragnarok n’a écoulé qu’une portion réduite des ventes du premier God of War sur Steam, tout comme Spider-Man 2 qui n’a atteint que la moitié des résultats du jeu précédent. Ainsi, même si l’avenir des portages reste incertain, l’expérience accumulée depuis plusieurs années montre que la stratégie PC de Sony a été largement profitable et pourrait continuer à influencer la manière dont l'industrie pense les frontières entre plateformes.