David Rosen, figure historique liée à la naissance de Sega et acteur majeur des premières bornes japonaises, est décédé à l’âge de 95 ans. D’après son entourage, il s’est éteint paisiblement chez lui, entouré de sa famille. Un départ qui marque toute une génération de passionnés, au-delà des licences cultes : on parle ici d’un homme qui a contribué à façonner le jeu vidéo avant même que le mot “console” ne devienne un réflexe geek, sans live action ni remake pour adoucir l’impact de la réalité.
Avant d’être le géant connu aujourd’hui, Sega a pris forme à travers plusieurs entités. Service Games (ont le nom donnera “Sega”) importait des machines d’arcade occidentales au Japon. En parallèle, l’histoire remonte à Nihon Goraku Bussan (1960), fondée notamment par Martin Bromley et Richard Stewart. Au fil d’acquisitions, dont Rosen Enterprises (l’entreprise de Rosen, elle aussi tournée vers l’import de coin-op), l’ensemble se consolide et devient Sega Enterprises, posant les bases d’une expansion rapide dans l’arcade.
Peu après, la firme signe un jalon avec Periscope (1966), un coin-op si populaire qu’il aurait influencé les habitudes de paiement en standardisant l’usage des pièces pour chaque partie. Rosen, devenu progressivement l’un des visages centraux de l’entreprise, en prend la direction et accompagne son passage sous l’ère Gulf and Western, jusqu’à une introduction en bourse. Ses obsèques ont eu lieu le 2 janvier à l’Inglewood Park Cemetery, et son empreinte lui vaut une place au Hall of Fame de l’AAMA. Si beaucoup associent Sega à Sonic ou à la série Yakuza, ses racines restent profondément ancrées dans l’arcade, un secteur que l’entreprise n’a quitté qu’en 2022.
